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Cafés, hôtels et restaurants d'antan

La lecture apportée par les nombreuses cartes postales du début du siècle permet de mesurer l’évolution de la vie sociale de nos villes et de nos quartiers.

 

Pour cette première sélection nous avons retenu la représentation des hôtels, cafés et restaurants particulièrement nombreux dans chacun des quartiers.

Vous remarquerez que nous avons privilégié ici les scènes de vie.
Le propriétaire, son épouse et généralement ses enfants qui posent fièrement devant la vitrine. Parfois les grands parents sont présents.
Les commis en tenue de travail et les clients les plus fidèles en pleine activité, c’est-à-dire ……assis en terrasse en train de consommer.

Versailles dans les années 1900 proposait de nombreux hôtels de prestige destinés à une riche clientèle de diplomates, d’industriels ou des familles de têtes couronnées.

C’est seulement le 1er mai 1910  que M.Weill Martignan, riche homme d’affaires, inaugure le Trianon Palace hôtel construit en 3 ans sur l’emplacement d’un ancien couvent. Fréquenté par des personnalités de renommée mondiale séduites par le luxe de l’établissement et la tranquillité de son environnement royal, le Trianon Palace devint immédiatement synonyme de privilège et d’élégance.

Au cours de la Première Guerre mondiale, l’hôtel fut utilisé comme hôpital, puis comme quartier général du Conseil Militaire Interalliés.

Le 7 mai 1919, Georges Clémenceau y dicta, dans le salon de réception qui aujourd’hui porte son nom,  les conditions du Traité de Versailles, en présence du président Wilson,  ce qui justifie l’intérêt tout particulier pour le lieu, des américains en visite à Versailles.

Durant la Seconde Guerre mondiale, il fut réquisitionné par la Royal Air Force, la Luftwaffe et enfin par les forces américaines.

En 1946, le Trianon redevint l'un des hôtels quatre étoiles en France les plus luxueux et le lieu de prédilection de personnalités telles que Marlene Dietrich, Paul Getty, la reine Elizabeth II, Jacques Brel, François Mauriac, Jean Gabin, Jeanne Moreau et Tino Rossi.

Mais Le Trianon n’était pas alors le seul hôtel de prestige. L’Hôtel des Réservoirs, dans la rue du même nom occupait l’ancien Hôtel Particulier de Madame de Pompadour ainsi que les locaux de l’ancien garde meuble du château, également préfecture de Seine et Oise de 1800 à 1867.  Il disposait entre autre, outre l’accès direct et privé sur le Bassin de Neptune, d’une superbe verrière. Le dernier fils de Louis Philippe, Louis d’Orléans y décéda le 26 juin 1896.

L’hôtel Vatel, qui succéda à l’hôtel Suisse, à l’angle du Boulevard de la Reine et de la rue de Pétigny, servait de lieu de réception des officiers qui y disposaient d’une argenterie gravée au nom de chaque corps d’armée. Ce fut, entre autre, le lieu de résidence des plénipotentiaires allemands à l’occasion de la signature du traité de paix en 1919.

Mais l’hôtellerie et la restauration de luxe n’étaient pas les seuls à abriter les visiteurs.

Les touristes sont nombreux déjà  à visiter le château, et les hôtels n’hésitent pas, principalement en face des gares, à prendre des noms   « d’Angleterre » ou « des Américains » Aujourd’hui disparus ces enseignes se trouvaient rue du Maréchal Foch, (alias rue Duplessis) à l’emplacement actuel des immeubles de la Poste et de Super U.

Nombreux sont les cafés restaurants qui disposent de chambres à louer pour les visiteurs plus modestes et qui l’affichent sur les murs. Aujourd’hui encore certaines enseignes demeurent. Vous retrouverez, entre autre, le déjà célèbre restant du Chien qui fume, ou le café du Chat qui Prise.
Certains ont disparu récemment comme le café de la Jeune France ‘aujourd’hui C.I.C.) Place Gambetta au-devant de la gare des Chantiers, ou celui des Voyageurs gare rive gauche.

 

Laissez vous surprendre , ravivez vos souvenirs , devinez ce que sont devenues ces enseignes aujourd'hui ...


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